Cher(e) ami(e) investisseur,
Depuis octobre, le Bitcoin hésite.

Il corrige, il déçoit, il fatigue les nerfs.
Et comme souvent dans ces phases-là, on se demande pourquoi.
Selon moi, la réponse n’est ni technique, ni dans les news, ni liée aux ETF.
Elle est monétaire.
Pour comprendre ce qui fait réellement bouger le prix du Bitcoin, il faut d’abord comprendre qu’il ne fonctionne pas comme les autres actifs financiers.
C’est l’actif le plus sensible à la liquidité mondiale.
La liquidité mondiale est un indicateur qui représente la quantité de monnaie en circulation dans le monde, toutes zones monétaires confondues.
Bitcoin : le baromètre de la liquidité mondiale
Bitcoin est souvent mal compris parce qu’on le regarde comme :
- une technologie,
- une forme d’or numérique,
- une matière première,
- une promesse,
- voire même un symbole idéologique.
En réalité, c’est un actif hybride comme il n’en existait pas auparavant.
Il se comporte :
- en partie comme une matière première “monétaire”, à l’image de l’or
- en partie comme une action technologique, à l’image de certaines entreprises innovantes comme Google
Personnellement, je pense que Bitcoin est probablement plus proche d’un actif monétaire que d’une action de croissance.
Mais sur les marchés, Bitcoin se comporte avant tout comme un baromètre de liquidité mondiale.
Et c’est précisément ce qui le rend pertinent dans un système où la réponse des gouvernements aux déséquilibres économiques n’est plus l’austérité, mais la création monétaire.
Le graphique que vous voyez ici est crucial :
La relation entre la liquidité mondiale et le prix du Bitcoin est, historiquement, extrêmement forte.

Ce n’est pas surprenant.
Lorsque les gouvernements impriment de la monnaie pour financer leurs déficits, les actifs rares deviennent des réceptacles naturels de cette inflation monétaire.
Bitcoin n’échappe pas à cette logique.Il en est l’une des expressions les plus pures.
Bien sûr, cela fonctionne dans les deux sens :
Lorsque l’augmentation de la liquidité accélère, Bitcoin sur-réagit.
Lorsqu’elle ralentit, Bitcoin corrige, souvent plus que les autres actifs.
Et depuis plusieurs semaines, on observe un ralentissement du rythme de croissance de la liquidité mondiale, surtout du côté des Etats-Unis.
Cela explique la faiblesse récente du Bitcoin, qui correspond à ce ralentissement temporaire.
C’est un phénomène habituel, la liquidité mondiale ne progressant pas en ligne droite.
Heureusement pour nos portefeuilles, cela ne devrait pas durer très longtemps.
Le graphique que vous avez sous les montre deux choses importantes :

- Quand le gouvernement américain imprime de l’argent, le cours du Bitcoin a tendance à augmenter avec un délai de 6 mois.
- Après une année 2025 austère, le gouvernement américain va recommencer à stimuler l’économie en 2026.
La semaine dernière, la Réserve Fédérale américaine a annoncé imprimer 40 milliards de dollars par mois pour relancer l’économie pour “stabiliser les marchés”.

On est encore loin des montants post-covid, mais c’est un signal très accommodant de la part de la “Fed”.
D’autant plus qu’un autre facteur devrait soutenir le prix du Bitcoin l’an prochain :
La Chine.
La Chine : l’autre moteur que le marché sous-estime
Quoi qu’on en dise, le monde ne tourne pas uniquement autour de Washington.
Pékin joue un rôle très important.
Et la Chine fait en ce moment face à une crise immobilière massive.

Un événement comparable en termes d’ampleur à :
La crise de l’immobilier japonais au début des années 1990 ;
La crise des subprimes aux Etats-Unis ;
La crise de l’immobilier commercial et résidentiel chinois au milieu des années 2010.
Dans tous les cas, l’issu est déjà connue :
Quand le prix de l’immobilier s’effondre, les banques doivent être sauvées.
Et cela passe inévitablement par la création monétaire.
Les données de liquidité de la PBoC (Banque Centrale Chinoise) montrent qu’on se dirige vers un nouvel assouplissement quantitatif majeur.

Les injections de liquidité de la PBoC augmentent fortement depuis 2023.
Et Bitcoin, en tant qu’actif global, réagit aussi à cette injection de liquidité asiatique.
Le lien entre l’injection de liquidité chinoise et les variations du prix du Bitcoin est visible… avec, là encore, un décalage de 6 mois.

La faiblesse récente du Bitcoin coïncide aussi avec un léger refroidissement de cette impulsion chinoise.
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La majorité des investisseurs regarde :
- le prix,
- la volatilité,
- les gros titres,
- les narratifs de court terme.
Sans jamais regarder la “Big Picture”, car souvent trop complexe et ennuyeuse.
Or quand on analyse, le tableau est clair :
- les États-Unis impriment pour relancer l’économie ;
- la Chine fait pareil ;
- les tensions sur les marchés financiers rendent ce scénario encore plus probable, pas moins.
Dans ce contexte, le Bitcoin a de très grandes chances de surperformer dans les prochains mois et les prochaines années.
Pourquoi j’achète du Bitcoin sur faiblesse
2026 pourrait voir une économie financée par toujours plus d’impression monétaire.
C’est un environnement historiquement favorable :
- aux matières premières comme le pétrole,
- aux actifs tangibles comme l’immobilier,
- aux réserves de valeur monétaires comme l’or ou le Bitcoin.
Bien sûr, le Bitcoin n’est pas à l’abri de nouvelles phases de volatilité.
Il peut encore corriger, et j’espère pouvoir en acheter à bon prix dans les prochains mois.
Mon approche est simple et disciplinée :
Renforcer fortement si le Bitcoin chute entre 60 000 $ et 75 000 $.
Une chose est sûre : dans un monde où la création monétaire devient un outil politique assumé, le Bitcoin devient un actif stratégique quasi indispensable.
Saturnin Devins

